đČ N Ayons Pas Peur De Vivre Au Monde
Enpleine pandĂ©mie, le philosophe Edgar Morin reste fidĂšle Ă sa vision globale de la sociĂ©tĂ©. La crise Ă©pidĂ©mique, nous dit-il, doit nous apprendre Ă mieux comprendre la science et Ă vivre avec lâincertitude. Et Ă retrouver une forme dâhumanisme. Cet entretien paru en avril fait partie des dix articles les plus lus sur notre site cette annĂ©e.
Lorsde son discours dâinvestiture de 1933, F.D. Rooseveelt dĂ©clarait avec force : « La seule chose dont nous devons avoir peur est la peur elle-mĂȘme la dĂ©raisonnable, lâinjustifiable terreur qui paralyse les efforts nĂ©cessaires pour convertir la dĂ©route en marche en avant.
Nayons pas peur de la psychotherapie - Livre - Cet ouvrage s'adresse à tous ceux qui s'interrogent sur leur difficulté à vivre, ou sur celle de leurs enfants, et envisagent une psychothérapie.Peut-on agir sur la souffrance morale ? une psychothérapie est-elle pénible ? Qu'espérer, que craindre d'une thérapie et de ses conséquences sur l'entourage ?
Onne peut pas vivre en ayant peur de tout le monde autour de soi". Elle n'a qu'une seule volonté: retrouver une vie paisible dans son quartier. "Dans la rue il y a une bibliothÚque ici, des
Jepense rĂ©ellement au suicide mais par manque de courage et peur de souffrir, je n'arrive pas Ă passer Ă l'acte. Je n'ai pas de copine, ayant peu de confiance en moi, je me trouve moche et sans intĂ©rĂȘt malgrĂ© que les gens entourent de moi me disent que je suis un trĂšs beau jeune homme, je n'arrive pas Ă y croire. Tout jeune j'Ă©tais
Enviede partir au bout du monde en 2021 ? Voici les meilleurs pays oĂč vivre pour pas trop cher . Par Paul GRATIAN. AprĂšs une annĂ©e 2020 marquĂ©e par lâĂ©pidĂ©mie de Covid-19 et les
9 Nâayez pas peur de demander de lâaide. Si vous pensez que vous nâen pouvez plus et que vous voyez votre situation comme un puit sans fond, nâayez pas peur de demander de lâaide. Confiez-vous Ă vos personnes de confiance en leur expliquant ce que vous pensez et ce que vous sentez lorsque la peur de la mort survient. Vous pouvez
MĂ©langesde cultures, dâhistoires, de communautĂ©s. Vivre aux Ătats-Unis est une vĂ©ritable immersion, la possibilitĂ© dâen dĂ©couvrir plus partout, de sâen mettre plein les mirettes et de se forger des souvenirs impĂ©rissables. En voiture, Simone. Lâavis des optimistes : Les paysages varient aussi dans un mĂȘme Ă©tat, donc vous
Nayons Pas Peur De Vivre Au Monde tirĂ© de Chants Liturgiques 3: CarĂȘme - Semaine Sainte par Jo Akepsimas. Date de sortie : 1993. Piste 5 sur 23. Genre : Gospel & Religious. Date de sortie : 1993. Piste 5 sur 23.
3- Au cĆur de l'homme, n'y a t-il pas une peur secrĂšte devant le mystĂšre de Dieu et de l'Ă©ternitĂ© : En effet toutes ces personnes ont recommencĂ© Ă vivre comme nous, et c'est pour cela qu'elles peuvent nous en parler. Ainsi on peut penser que l'Ătre mystĂ©rieux de cette rencontre "leur a peut-ĂȘtre donnĂ© un avertissement, une interrogation, une nouvelle
Nayons pas peur 29 dĂ©cembre 2013 Vexilla une famille en 2014. Combien de couples divorcĂ©s autour de nous, dâenfants ballottĂ©s Ă droite, Ă gauche, au milieu, au centre, comme des ballons de foot, dâadolescents que lâon trouve dans la rue, errant comme des Ăąmes en peine, ne sachant oĂč aller et que faire, voire de jeunes
Nâayons pas peur de vivre dans lâespĂ©rance" ROME, dimanche 4 dĂ©cembre 2011 (ZENIT.org) â "Nâayons pas peur de vivre dans lâespĂ©rance" : câest lâinvitation de BenoĂźt XVI aux francophones pour le temps de prĂ©paration Ă NoĂ«l. Le pape invite mĂȘme Ă ĂȘtre des "messagers impatients de lâespĂ©rance", et Ă "ne pas sâendormir" mais Ă se montrer
Auxregards qu'on ne peut pas dire, Cheveux noyant le dĂ©mĂȘloir Couleur d'or, d'Ă©bĂšne ou de cuivre, J'ai voulu tout voir, tout avoir Je me suis trop hĂątĂ© de vivre. 2. Je suis las. Plus d'amour. Je veux Vivre seul, pour moi seul d'Ă©crire Jusqu'Ă l'odeur de tes cheveux, Jusqu'Ă l'Ă©clair de ton sourire, Dire ton royal nonchaloir,
Nous ne pouvons faire que le rĂ©el nâexiste pas, nous ne pouvons contrĂŽler lâensemble du monde, mais quand nous sommes anxieux, que nous avons peur, nous pouvons transformer notre rĂ©alitĂ© psychique, cesser de nous endoctriner avec des scĂ©narios de vie mortifĂšres et en Ă©laborer de moins angoissants. Câest possible. Mais
Aucunsoucis, câest tout Ă fait normal ! Ne rĂ©sistez pas Ă vos pensĂ©es, laissez les juste aller et venir, et concentrez vous bien sur votre respiration. 6. Aider les autres. Aider les autres quand on vit seul sans amis. Et oui, vous pouvez vivre seul et sans amis tout en aidant les personnes de votre entourage.
wqNs. Le 22 octobre 1978, Jean-Paul II dĂ©butait son ministĂšre en prononçant cette exclamation inoubliable, un signe de foi et de courage. Selon le postulateur de sa cause en canonisation, en ces temps de pandĂ©mie, ces mots rĂ©sonnent avec une force nouvelle. Orazio Coclite et Alessandro De Carolis â CitĂ© du Vatican Le monde actuel, blessĂ© par la Covid-19, a perdu une grande partie de ses certitudes. La tentation, ces temps-ci, est de trouver des solutions en ordre dispersĂ©, c'est pourquoi - dĂšs les premiĂšres heures de la pandĂ©mie, le Pape François a invitĂ© la communautĂ© internationale Ă ne pas se dĂ©sintĂ©grer, en insistant sur le fait que lâon ne se sauve pas seul, mais ensemble», une considĂ©ration qui revient dans de nombreux discours mĂȘme de haut niveau. Ă un autre moment de l'histoire, la voix d'un autre pape a connu un sort similaire. Il y a 42 ans, le 22 octobre 1978, devant des milliers de visages qui se tournaient vers lui depuis le parvis de la place Saint-Pierre, Jean-Paul II a commencĂ© son pontificat en s'exclamant soudain N'ayez pas peur ! Ouvrez, en effet, grandes les portes au Christ !». Une incitation Ă se confier Ă un plus grand pouvoir salvateur», Ă une Ă©poque de murs et de systĂšmes opposĂ©s. Maintenant que le mur Ă abattre est l'infiniment petit d'un virus, l'appel de Karol Wojtyla rĂ©sonne intact dans sa pertinence. C'est ce qu'explique Ă Vatican News le postulateur de la cause de canonisation de saint Jean-Paul II, Mgr Slawomir Oder R. - Me revient Ă lâesprit une phrase que jâai trouvĂ©e dans ses Ă©crits, qui remonte au tout dĂ©but de son pontificat, quand il retrace son histoire, il conclut en affirmant Debitor factus sum», Je suis devenu dĂ©biteur», et pour moi cela est aussi une clĂ© pour interprĂ©ter ce quâest le phĂ©nomĂšne de Jean-Paul II il paie de sa vie la dette d'amour, en particulier quâil a envers le Christ. Et pour cette raison les mots Ouvrez, ouvrez en grand les portes au Christ» ont une valeur programmatique Ă cette Ă©poque, mais ils restent valables encore aujourd'hui. Tout comme la vie de Jean-Paul II consistait Ă payer sa dette envers Dieu pour son amour, nous, aujourd'hui, en acceptant son invitation, nous pouvons en quelque sorte faire notre part en payant notre dette vis-Ă -vis de ce pape et de la pĂ©riode que nous traversons. Si aujourd'hui, mĂȘme dans le contexte du monde frappĂ© par la pandĂ©mie, nous avons recours au Christ, nous pouvons aussi ouvrir nos cĆurs et nos esprits, nos consciences -ouvrir les systĂšmes politiques, Ă©conomiques, Ă©tatiques, culturels, les vastes domaines dans lesquels l'homme agit- au message chrĂ©tien. Jean-Paul II a fait preuve d'une grande force quel tĂ©moignage nous a-t-il laissĂ© dans sa façon de vivre la maladie ? R. - Je pense quâil nous reste Ă tous une image forte, celle quâil nous a laissĂ©e justement Ă la fin de ses jours, le denier Vendredi Saint. On se souvient de ce tournage pour la tĂ©lĂ©vision de sa participation Ă son dernier Chemin de croix au ColisĂ©e. Il nâĂ©tait plus prĂ©sent physiquement parmi les pĂšlerins, mais dans sa chapelle enserrant la croix de ses mains. Pour lui, la croix Ă©tait une clĂ© de lecture des douleurs humaines, une clĂ© ouvrait les portes de lâespĂ©rance. Jean-Paul II a Ă©tĂ© un protagoniste de l'histoire. Je ne me souviens pas qui affirme que chacun apporte sa contribution, qui avec une virgule qui avec un chapitre, mais il me semble que celle de Wojtyla vaut plus qu'un livre... Ce ne fait aucun doute. Nous avons Ă©tĂ© tĂ©moins de vĂ©ritables changements d'Ă©poque, ayant certainement des racines trĂšs lointaines. LâĂ©lection de Jean-Paul II a Ă©tĂ© un Ă©lĂ©ment, cet homme qui venait d'un pays lointain, de Pologne, au-delĂ du rideau de fer. Soudain, avec lui, il a fallu prendre conscience de l'existence de l'Europe de l'Est. Mais bien qu'il ait Ă©tĂ© un protagoniste avec ses mots, ses paroles dâencouragement, il Ă©tait extrĂȘmement humble. Quand on lui a fait remarquer que c'Ă©tait lui qui avait fait tomber le communisme, il le niait trĂšs clairement. Il disait que c'Ă©tait lâĆuvre de la Divine Providence, qui sâĂ©tait servi aussi de lui. Jean-Paul II est un homme qui a accompagnĂ© tous ces processus historiques par sa priĂšre tout d'abord, mais ensuite par sa parole, par son enseignement, par le tĂ©moignage de son courage et par des gestes prophĂ©tiques. Jean-Paul II nous a appris Ă ne pas nous rĂ©signer Ă la mĂ©diocritĂ©, mais Ă vivre la plĂ©nitude de notre vie de maniĂšre Ă faire dâelle un vĂ©ritable chef-d'Ćuvre. Jean-Paul II dans la VallĂ©e des temples en Sicile en 1993
1. N'ayons pas peur de vivre au mondeDieu nous a devancĂ©s!N'ayons pas peur de vivre au mondeOĂč Dieu mĂȘme s'est risquĂ©. 2. N'arrĂȘtons pas la sĂšve ardenteDieu nous a devancĂ©s!N'arrĂȘtons pas la sĂšve ardenteQui tourmente l'univers. 3. Chantons des chants gorgĂ©s de vieDieu nous a devancĂ©s!Chantons des chants gorgĂ©s de vieEn dansant au pas de Dieu. 4. Les pas de Dieu mĂšnent au pauvreDieu nous a devancĂ©s!Les pas de Dieu mĂšnent au pauvreL'opprimĂ©, c'est Dieu cachĂ©. 5. N'attendons pas que la nuit tombeDieu nous a devancĂ©s!N'attendons pas que la nuit tombeSur le cri des mal aimĂ©s. 6. Pour tout gagner, s'il faut se perdreDieu nous a devancĂ©s!Pour tout gagner, s'il faut se perdre,Risquons tout, dans un grand feu.
Le poĂšte ukrainien Taras Chevtchenko 1814-1861 La Ilustracion Espanola y Americana, 1877 Colored PRISMAARCHIVO / LEEMAGE/ AFP Article AbonnĂ© Je serais mal placĂ© pour dire ce que reprĂ©sente, pour les Ukrainiens d'aujourd'hui, Taras Chevtchenko. Parce que je lis trĂšs mal l'ukrainien et je n'ai lu Chevtchenko que dans des traductions russes au demeurant, me semble-t-il, souvent remarquables. J'ai pourtant l'impression qu'il n'y a pas un Ukrainien, aujourd'hui encore, qui ne connaisse par coeur au moins un poĂšme, ou quelques vers de Chevtchenko - et tous, Ă©videmment, l'ont Ă©tudiĂ© Ă l'Ă©cole. Et puis, j'en suis sĂ»r, il n'y a pas, je crois, un seul Ukrainien qui, pensant Ă Chevtchenko, ne se sente pas touchĂ© au coeur. Et il ne s'agit pas seulement de dire qu'il est un poĂšte national - que c'est son nom qui vous vient aux lĂšvres quand on parle de poĂ©sie ukrainienne, tant pour sa vie que pour son oeuvre, parce qu'il a Ă©crit dans absolument tous les genres de la littĂ©rature, depuis la chanson populaire jusqu'Ă l'Ă©popĂ©e, et des poĂšmes lyriques aux poĂšmes civiques, politiques, aux chants de rĂ©volte nationale. C'est-Ă -dire qu'avec Taras Chevtchenko, la littĂ©rature ukrainienne et, plus justement encore, la langue ukrainienne, ont acquis une grandeur, une rĂ©sonance universelles, quand bien mĂȘme cette rĂ©sonance est trop longtemps restĂ©e confinĂ©e Ă l'intĂ©rieur des frontiĂšres d'un pays qui n'a acquis un statut d'Etat qu'Ă partir de 1991. Une force vitale exceptionnelle Taras Chevtchenko est nĂ© esclave dans un pays qui n'existait pas. Tout jeune adolescent, il est le valet de pied d'un grand aristocrate russe. Cet aristocrate remarque que l'enfant qui lui cire ses bottes est d'une intelligence rare et douĂ© pour le dessin. Son maĂźtre, de passage Ă PĂ©tersbourg, accepte de le laisser faire des Ă©tudes artistiques, il entre Ă la prestigieuse AcadĂ©mie des Beaux-Arts, devient l'Ă©lĂšve prĂ©fĂ©rĂ© du grand peintre Karl Brioullov. Et c'est la vente aux enchĂšres d'un tableau de Brioullov qui permettra de le racheter Ă son maĂźtre, c'est-Ă -dire de faire de lui un homme libre. Cela, tout le monde le sait, et ce que les gens retiennent de cette enfance, ce n'est pas seulement qu'il vient du peuple, qu'il a connu la misĂšre, la violence, mais qu'il connaĂźt la vie ukrainienne de l'intĂ©rieur, et qu'il la reprĂ©sente. Ses tableaux, ses dessins sont une image du peuple ukrainien de son temps. De son adolescence et de sa jeunesse on garde son incroyable Ă©nergie, sa force vitale rĂ©ellement sans exemple. Offre limitĂ©e. 2 mois pour 1⏠sans engagement Il est comme une incarnation de la libertĂ©, et pourtant, libre, il ne l'aura Ă©tĂ© que trĂšs peu de temps. Parce que, trĂšs vite, aprĂšs avoir Ă©crit des poĂšmes satiriques et indignĂ©s contre le pouvoir tsariste, il est arrĂȘtĂ©, emprisonnĂ© et il va passer plus de dix ans comme simple soldat, au fin fond de la Russie, interdit de rentrer en Ukraine. Plus encore le tsar Nicolas a Ă©mis Ă son encontre un ordre spĂ©cial non seulement il devait vivre la vie de bagnard et d'humiliation de tous les autres soldats de ligne de l'armĂ©e russe mais, en plus, ses officiers devaient spĂ©cialement veiller Ă ce qu'on lui interdise d'Ă©crire et de dessiner. Si Nicolas Ier, empereur de "toutes les Russies", voulait personnellement briser ce fils d'esclave, ce n'Ă©tait pas seulement parce qu'il avait protestĂ© contre la violence du pouvoir impĂ©rial, mais qu'il l'avait fait en ukrainien et, plus encore, parce qu'il avait Ă©crit, en ukrainien, des appels Ă la renaissance de la nation ukrainienne alors que l'usage mĂȘme de cette langue Ă©tait proscrit dans la presse et l'Ă©dition. L'image du rĂ©sistant au rouleau compresseur russe L'Empire russe, particuliĂšrement Ă partir de Nicolas Ier, a Ă©tĂ© une machine Ă broyer les peuples qui se sont trouvĂ©s sous sa domination. Et, lĂ encore, malgrĂ© les Ă©preuves, qui allaient le faire mourir Ă 47 ans, il a continuĂ© d'Ă©crire, clandestinement, dans quatre petits carnets prĂ©servĂ©s et montrĂ©s au musĂ©e Chevtchenko de Kiev. Ces petits carnets, ils sont une autre image de l'Ukraine face Ă la Russie de toutes petites choses, on pourrait croire Chevtchenko, des annĂ©es durant, les cachait dans ses bottes, mais des marques d'un esprit indomptable, comme celui, aujourd'hui de la nation qui, tout entiĂšre, Ă travers quelles Ă©preuves, rĂ©siste au rouleau compresseur de celui qui se veut l'hĂ©ritier, pour ne pas dire la rĂ©incarnation, de Nicolas Ier, Poutine. Traducteur et poĂšte, AndrĂ© Markowiz vient de signer l'avant-propos du recueil de poĂ©sie Taras Chevtchenko Notre Ăąme ne peut pas mourir Ă©ditions Seghers et de publier Et si l'Ukraine libĂ©rait la Russie ? Seuil Libelle. Cet article est issu de notre numĂ©ro spĂ©cial "Nous, les Ukrainiens", en kiosques le 24 aoĂ»t, en partenariat avec BFMTV. Les plus lus OpinionsLa chronique de Vincent PonsVincent Pons, avec Boris VallĂ©eLa chronique de Marion Van RenterghemPar Marion Van RenterghemLa chronique de Sylvain FortPar Sylvain FortLa chronique du Pr Gilles PialouxPar le Pr Gilles Pialoux
Retrouver des proches, revoir sa maison, aider Ă l'effort de guerre⊠Pour ces rĂ©fugiĂ©es en France ou en Allemagne, l'appel du pays est plus fort que la peur."Je veux rentrer, mĂȘme si j'ai peur." MalgrĂ© la guerre et les bombes russes qui pleuvent sur l'est de l'Ukraine, Yana Komleva, rĂ©fugiĂ©e en Allemagne, a dĂ©cidĂ© de regagner Kiev, avec sa fille de 15 ans. Partie aprĂšs le dĂ©but de l'invasion russe en fĂ©vrier, elle compte traverser la Pologne, retrouver son fils et son mari Ă la frontiĂšre, puis rejoindre leur maison. >> Guerre en Ukraine suivez notre direct pour les six mois du conflit Cette employĂ©e d'une entreprise française de parfumerie avait quittĂ© la capitale pour sa maison secondaire prĂšs de Boutcha dĂšs les premiers jours du conflit. Mais le 27 mars, l'armĂ©e de Moscou entre dans son village et des bombes tombent prĂšs de la maison. Au fil des jours, l'eau et l'Ă©lectricitĂ© sont coupĂ©es. Un seul portable, celui de sa fille, capte internet de façon intermittente. DĂ©cision est prise de quitter la ville, dĂ©sormais en territoire ennemi. Le 8 mars, neuf personnes "et notre chien" s'entassent dans une voiture pour rejoindre une colonne de vĂ©hicules de civils qui tentent de quitter l'Ukraine. La route est longue et pĂ©rilleuse, des saboteurs sont prĂ©sents dans le cortĂšge et une autorisation des forces russes est nĂ©cessaire pour quitter le territoire. "Pendant tout ce temps, on voyait des maisons dĂ©truites au bord des routes, des cadavres et des animaux morts, c'Ă©tait horrible, confie-t-elle. J'ai demandĂ© Ă ma fille de ne pas regarder dehors, elle Ă©tait trop jeune." La famille finit par arriver en Moldavie. Le mari de Yana et son fils, adulte, restent pour aider l'armĂ©e. L'Ukrainienne a des connaissances en Allemagne elle arrive en BaviĂšre le 18 mars, oĂč elle et sa fille sont hĂ©bergĂ©es par "une grande famille". L'arrivĂ©e dans un pays en paix est un soulagement. "Tout s'est trĂšs bien passĂ© en Allemagne, les gens Ă©taient trĂšs gentils, je suis trĂšs reconnaissante", explique Yana. Cinq mois plus tard, elle veut quand mĂȘme partir. "On ne peut pas dire que je suis heureuse, mes proches me manquent", explique-t-elle dĂ©but aoĂ»t, alors qu'elle prĂ©pare son dĂ©part. "Je n'ai pas le choix, je dois rentrer retrouver ma famille et mon pays. J'ai peur, mĂȘme trĂšs peur, mais je dois y ĂȘtre, pour retrouver mon mari." De son cĂŽtĂ©, Darya Bessonova, esthĂ©ticienne, a dĂ©jĂ fait le voyage retour. Originaire de Dnipro, dans l'est du pays, elle avait rejoint Le Mans avec son garçon de 5 ans. "On a choisi la France aprĂšs ĂȘtre arrivĂ© en Pologne car mon pĂšre, chauffeur de poids lourd, avait bien aimĂ© le pays", prĂ©cise-t-elle. TrĂšs bien accueillie, malgrĂ© des alĂ©as administratifs, Darya peine pourtant Ă s'acclimater. Surtout, son fils est malade tout le temps. "Il enchaĂźnait les otites, les laryngites⊠et comme il n'Ă©tait pas inscrit Ă l'aide mĂ©dicale Ă cause d'une erreur, je ne pouvais pas le soigner. Il a mĂȘme Ă©tĂ© refusĂ© Ă l'hĂŽpital", raconte-t-elle. "Mon garçon pleurait tous les jours parce que son pĂšre lui manquait", poursuit celle qui a finalement quittĂ© la France le 15 juin. "Les Ukrainiens disent que l'Ukraine est notre Ăąme. On ne peut pas vivre sans son Ăąme. C'est pour ça que je suis repartie", poursuit-elle. ArrivĂ©e Ă Lviv Ukraine, prĂšs de la frontiĂšre polonaise, elle a Ă©tĂ© rejointe par son mari, venu chercher sa famille en voiture. Tous les trois ont retrouvĂ© leur maison intacte, "une chance, alors que je connais des gens de Marioupol qui n'ont plus rien". "J'Ă©tais si heureuse, c'Ă©tait comme dans un rĂȘve", se remĂ©more l'Ukrainienne. "J'ai retrouvĂ© les odeurs de fleurs et d'arbres, trĂšs puissantes, qui m'avaient tant manquĂ© en France, je me sentais calme et remplie de joie." Darya BessonovaĂ franceinfo Elena a Ă©tĂ© rappelĂ©e en Ukraine par un puissant besoin de servir son pays. Le 6 mars dernier, rĂ©veillĂ©e par "d'horribles bruits de roquettes Ă 4h30 du matin", cette habitante de Kiev dĂ©cide de quitter l'Ukraine avec son fils de 13 ans. Sa mĂšre et son mari, qui travaillent avec l'armĂ©e, restent. ArrivĂ©e Ă Paris quelques jours plus tard, elle se met trĂšs rapidement Ă aider d'autres rĂ©fugiĂ©s, avec l'association Aide civils ukrainiens, et organise l'envoi de denrĂ©es en Ukraine. "Je suis restĂ©e deux mois en France, les gens y Ă©taient trĂšs gentils, mais j'appelais ma famille cinq fois par jour pour savoir si tout allait bien", relate-t-elle. Elle est surtout convaincue qu'elle serait plus utile sur place pour "gagner la guerre". "Je ne pouvais plus rester ici et mon fils voulait rentrer pour Ă©tudier Ă Kiev, alors nous avons dĂ©cidĂ© de partir", explique Elena. ArrivĂ©e le 26 mai en voiture Ă Lviv, Elena se souvient d'avoir "Ă©tĂ© si heureuse de retrouver ma patrie que j'aurais pu pleurer". La route en voiture vers Kiev la replonge dans la rĂ©alitĂ© de la guerre, mais n'entame pas sa dĂ©termination. "C'Ă©tait horrible, j'ai vu de nombreux bĂątiments dĂ©truits, mais je n'avais pas peur, je savais que j'avais eu raison de rentrer." Dans la capitale ukrainienne, Elena continue de s'activer pour aider son pays. Elle a notamment produit des tee-shirts aux couleurs de la France et de l'Ukraine, floquĂ©s de deux cĆurs et dessinĂ©s par ses voisines. Une façon de remercier celles et ceux qui l'ont aidĂ©e. MalgrĂ© la joie des retrouvailles, il faut dĂ©sormais apprendre Ă vivre dans un pays en guerre. "LĂ , je vous parle, mais dans cinq minutes des bombes pourraient tomber sur ma maison. On doit vivre au jour le jour", souffle Darya, qui se dit prĂȘte Ă quitter une nouvelle fois son domicile si les troupes russes se rapprochent trop. Elena, elle, ne cherche pas Ă "planifier des choses au-delĂ d'un mois" "Il est impossible de savoir ce qu'il va se passer, c'est pour ça que nous devons stopper Poutine." Doutent-elles de leur dĂ©cision ? "L'autre jour, on a entendu des missiles tomber sur la rive droite de la ville, ça a fait trembler les murs tellement ils Ă©taient proches, raconte Darya. Mais je ne regrette pas d'ĂȘtre ici, je suis chez moi avec mon enfant et mon mari. J'ai recommencĂ© Ă vivre, alors que ma vie s'Ă©tait arrĂȘtĂ©e en France." Un point de vue partagĂ© par Elena. "C'est horrible de vivre dans un pays en guerre, mais je suis Ă la maison, oĂč je peux aider. Je n'ai pas peur de la guerre parce que nous ne pouvons gagner que sans avoir peur." Une fois la guerre terminĂ©e, "si elle se termine", les trois femmes espĂšrent pouvoir retourner en touristes dans les pays qui les ont accueillies. "Ma fille s'est fait des amis allemands et elle aimerait repartir Ă©tudier dans le pays", raconte Yana. Darya aimerait revenir en France "pour profiter". Et "inviter les Français chez nous, car notre pays est beau et a tant Ă offrir".
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